À Prades, le championnat départemental de boxe française ne se limitera pas aux échanges sur le ring. Le dimanche 8 novembre, le grand gymnase de la Plaine Saint-Martin accueillera des tireurs des catégories poussin à vétéran, tandis qu’Inès Hoé présentera son premier roman, La Lame d’Ilura. Une rencontre entre sport et culture qui a le mérite de faire dialoguer deux disciplines souvent rangées dans des univers séparés.
Le rendez-vous est annoncé de 10 h à 16 h, avec entrée libre et restauration sur place. Pour le club pradéen, c’est aussi une manière concrète de montrer ce qu’une association locale peut faire vivre au-delà de ses entraînements : une compétition ouverte à plusieurs générations, et un espace de lecture au cœur de l’événement. 🥊📚
En bref : 🥊 championnat départemental à Prades, des poussins aux vétérans ; 📍 Plaine Saint-Martin, de 10 h à 16 h ; 📖 dédicace d’Inès Hoé pour La Lame d’Ilura ; 🎟️ entrée libre et restauration sur place.
À Prades, un championnat de boxe française ouvert à tous les âges
Fondée en 2010, l’association de boxe française de Prades réunit environ 80 licenciés chaque année. Les tireurs, débutants comme confirmés, s’entraînent les lundis et jeudis dans la salle de gym du collège ; les cours sont encadrés par deux moniteurs diplômés d’État, tandis que les membres du club donnent de leur temps bénévolement.
Présidée depuis 2019 par Yannick Hoé, également vice-président du Comité départemental, l’association s’appuie sur un engagement régulier plutôt que sur les seuls rendez-vous de compétition. Ce championnat donne à voir cette continuité : des pratiquants dès 7 ans côtoieront des adultes, dans une discipline où la technique et la maîtrise comptent autant que l’impact.
Le club compte aussi un junior qualifié pour le championnat de France en combat. C’est un signal encourageant, mais qui ne doit pas masquer l’essentiel : la réussite d’une association se mesure aussi à sa capacité à accueillir les débutants et à faire progresser les jeunes, pas seulement à ses résultats. Pour situer l’événement dans le paysage des compétitions, on peut également découvrir cette présentation de la savate boxe en compétition.
Un ring local où la progression compte autant que le palmarès
La boxe française, discipline des arts martiaux souvent appelée savate, associe déplacements, précision et coups portés avec les pieds et les poings selon des règles définies. À Prades, la diversité des âges et des niveaux devrait rappeler que le ring n’est pas réservé aux compétiteurs aguerris : il est aussi l’aboutissement d’un travail patient, séance après séance.
Les amateurs de boxe peuvent retrouver d’autres repères à travers des récits de combats et de parcours, comme ces temps forts du monde de la boxe. Mais ici, l’intérêt tient surtout à l’échelle humaine : une salle de proximité, des bénévoles mobilisés et des athlètes qui portent les couleurs de leur club.
La littérature entre dans le gymnase avec La Lame d’Ilura
La journée fera aussi une place à la lecture. Inès Hoé, fille du président de l’association, dédicacera La Lame d’Ilura, son premier roman de romantasy, destiné aux lecteurs à partir de 12 ans mais accessible, selon elle, à tous les âges. L’histoire, située en Corée du Sud, entraîne son personnage dans des mondes magiques nourris d’ambiances asiatiques.
Écrite depuis ses années de lycée, l’œuvre a finalement été autoéditée en ligne après plusieurs démarches auprès de maisons d’édition. Cette étape rappelle une réalité moins romanesque : publier un livre ne suffit pas, surtout lorsqu’on choisit l’autoédition ; il faut ensuite trouver ses lecteurs et défendre son texte. La dédicace à Prades devient ainsi un premier rendez-vous direct avec le public.
Inès Hoé se prépare à devenir professeure des écoles et souhaite partager son goût de l’écriture. Le contraste avec une compétition de boxe est évident, mais il n’a rien d’artificiel : dans les deux cas, il faut de la discipline, du travail et une forme de persévérance. Nous pouvons y voir une rencontre culturelle réussie si le livre n’est pas réduit à un simple décor autour des combats.
Une rencontre entre sport et culture qui dépasse l’animation
Associer une séance de dédicace à un championnat peut sembler anecdotique. Pourtant, le choix ouvre le gymnase à des visiteurs qui ne viennent pas forcément pour suivre les assauts, tandis que les familles et les sportifs découvrent un roman qu’ils n’auraient peut-être pas croisé autrement. C’est là que l’événement culturel prend son sens : créer un passage entre des publics plutôt que juxtaposer deux activités.
À Prades, le ring accueillera les combats pendant que le livre proposera une autre forme d’évasion. La journée ne prétend pas abolir la frontière entre littérature et sport ; elle montre plus simplement qu’un club peut faire vivre les deux, avec une ambition à la mesure de ses moyens et de son territoire. ✨